Comme tous les animaux, les chevaux peuvent connaître des problèmes de santé. L’un des moins connus est la photosensibilisation, une affection dans laquelle la peau du cheval devient hypersensible à la lumière du soleil, ce qui provoque des coups de soleil, des éruptions cutanées, voire des cloques. Dans les cas graves, le foie peut également être touché. Comprendre et prévenir la photosensibilisation est essentiel pour la bonne santé du cheval ; ici, en Suède, certaines plantes méritent une attention particulière.
Qu’est-ce que la photosensibilisation ?
La photosensibilisation chez le cheval survient lorsque sa peau réagit de manière excessive à la lumière du soleil, plus précisément aux rayons ultraviolets (UV). Cela est généralement dû à une réaction avec certaines substances chimiques présentes dans l’organisme du cheval. Il peut en résulter des lésions cutanées douloureuses, touchant principalement les zones peu couvertes de poils, comme le bout du nez, le contour des yeux, les oreilles, la zone des glomes à l’arrière du sabot et parfois des taches sur le corps.
Pourquoi les chevaux développent-ils une photosensibilisation ?
Chez le cheval, la photosensibilisation est généralement une affection secondaire, causée par l’ingestion de certaines plantes toxiques. Ces plantes contiennent des substances qui, une fois ingérées, passent dans la circulation sanguine du cheval et réagissent avec la lumière du soleil. Cette réaction libère de l’énergie qui peut endommager les cellules de la peau et entraîner des plaies douloureuses ou des cloques.
Les plantes toxiques à éviter
Plusieurs plantes peuvent favoriser la sensibilité à la lumière chez le cheval :
Trèfle hybride : augmente la sensibilité à la lumière et peut provoquer des lésions cutanées, en particulier sur les zones peu pigmentées.
Millepertuis : accroît la sensibilité au soleil et peut entraîner des problèmes de peau chez les chevaux à robe claire.
Lupins : peuvent provoquer des lésions du foie et une photosensibilisation, en particulier s’ils sont contaminés par des moisissures.
Narthécie ossifrage (Narthecium ossifragum) : peut provoquer des lésions du foie et une sensibilité accrue au soleil, ainsi que d’autres effets toxiques.
Sarrasin : peut provoquer une photosensibilisation.
Berce commune et berce du Caucase : peuvent provoquer une photosensibilisation.
Grand ammi (Ammi majus) : peut provoquer une photosensibilisation.
Séneçon jacobée : provoque des lésions du foie pouvant entraîner une sensibilité accrue à la lumière.
Séneçon commun : provoque des lésions du foie et une sensibilité accrue à la lumière.
Cynoglosse officinale : provoque des lésions du foie et une sensibilité accrue à la lumière.
Séneçon aquatique : provoque des lésions du foie et une sensibilité accrue à la lumière.
Prévenir la sensibilité à la lumière
La prévention de la photosensibilisation repose sur quelques étapes clés :
1. Inspection régulière des pâtures : inspectez souvent les pâtures et les champs voisins à la recherche de plantes toxiques. Arracher ces plantes ou les isoler par une clôture permet d’éviter une ingestion accidentelle.
2. Complétez la ration avec prudence : même si les plantes sauvages sont la principale source d’inquiétude, assurez-vous que le foin, les céréales et les compléments sont exempts de substances végétales nocives.
3. Offrez de l’ombre : veillez à ce que les chevaux aient accès à des zones ombragées, en particulier entre la fin de matinée et le début d’après-midi, lorsque le soleil est le plus fort.
4. Utilisez des équipements de protection : pensez aux masques anti-mouches avec protection UV ou aux couvertures légères et respirantes pour protéger les zones sensibles.
5. Surveillez votre cheval : examinez-le régulièrement pour repérer tout signe d’irritation cutanée ou tout comportement inhabituel pouvant indiquer un inconfort ou une maladie.
6. Consultez un vétérinaire : si vous pensez que votre cheval souffre de sensibilité à la lumière, contactez immédiatement un vétérinaire. Il pourra vous conseiller sur le traitement et sur la manière de gérer cette affection.
La photosensibilisation peut être très inconfortable pour les chevaux, mais avec les bonnes connaissances et des mesures proactives, elle se gère tout à fait. Chez EQUNIQUE, la santé et le bien-être de nos compagnons équins nous tiennent à cœur. En restant informés et attentifs, nous pouvons faire en sorte que nos chevaux profitent du plein air en toute sécurité et en bonne santé.







