
Le fourrage — foin, enrubanné, herbe — n’est pas un complément de la ration du cheval. Il est la ration. Tout le reste n’est qu’ajustement.
Mais le fourrage est un produit naturel qui varie beaucoup. Deux lots de foin de la même exploitation peuvent présenter de grandes différences en énergie, en protéines et en sucres selon la date de récolte et la météo. C’est pourquoi une analyse du foin est le meilleur investissement que vous puissiez faire pour l’alimentation : elle vous indique ce que le cheval reçoit réellement — et ce qu’il faut éventuellement compléter.
Assurez le suivi par une évaluation de l’état corporel à la main toutes les deux semaines : palpez les côtes, le garrot et la croupe. Le poil d’hiver trompe l’œil, mais les mains, elles, ne mentent pas. Si l’état corporel se maintient, l’énergie est adaptée ; si le cheval perd ou prend du poids, ajustez la quantité — lentement, bien sûr.



